L'Histoire du College classique de Privas

 

 

 

 

Bht 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...

 

 

 

                                                                  

 

 

 

 

 

                                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                 

 

 

 

 

 

                                                     

 

 

 

 

                                                                  

 

 

 

 

 

                                                                    

                                                           

 

 

 

 

                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

La révolution allait gravement perturber la quiétude du couvent, lieu de méditation qui comprenait plusieurs cloîtres. Le Père Balthazar, Père gardien, sera en 1790 prisonnier dans son propre couvent. Dés 1788, le 17 décembre exactement, la chapelle du couvent abrite l'Assemblée qui prépare les Etats Généraux.

 

Chapelle et réfectoire sont à la disposition des trois ordres, et Jean Billet, principal du Collège dans les années 30 et jusqu'à fin 1942, a pu écrire dans son ouvrage "Le collège de Privas" qu'à l'époque "Le coeur du Vivarais avait battu aux Récollets".

 

Dés le début des années 1790, le bâtiment des Récollets abrite le Tribunal et la Troupe. Les tribunaux siégeront à l'ancien couvent pendant 35 ans. Villeneuve de Berg ne parviendra pas à s'approprier l'institution judiciaire, et l'ancienne église des Récollets sera le siége de la Cour d'assises.

Elle sera rendu au culte en 1829 .

 

Le 3 février 1793 constitue une date importante pour l'histoire du collège. C'est la première fois qu'il est question d'utiliser l'ancien couvent à des fins universitaires. Cependant on note qu'en 1795 le rez-de-chaussée, chapelle comprise est dévolu au Tribunal criminel, les premier et deuxième étages étaient occupés par les soldats et des prisonniers de guerre.

 

Une "Ecole centrale" a été installée à Tournon en Mai 1799.

Tournon d'ailleurs ne cache pas son ambition de devenir chef-lieu du département. Privas n'a pas les moyens de mener de front l'organisation de l'enseignement primaire et la création d'une école centrale ou collège.

La destinée de l'ancien château se précise lorsque Napoléon cède à la Ville l'immeuble et ses dépendances, à l'exception de la partie occupée par les tribunaux.

En 1812 le préfet Chaillou se montre favorable à la création d'un collège dans les bâtiments des Récollets, mais les revenus de la Ville ne permettant pas de faire face à la dépense pour l'aménagement des locaux, on fera appel à une souscription dans la population aisée.

En quelques semaines on recueille 91 souscriptions, dont 87 à Privas.

Les communes voisines sont moins généreuses : Alissas se contente de 2 souscriptions, Chomérac et Flaviac d'une seulement.

 

Le recteur de l'académie de Nimes, dont Privas dépend à l'époque, insiste auprès du grand-maître de l'université et de l'empereur pour que soit donnée l'autorisation d'ouvrir un collège à Privas.

 

Les débuts de l'ancêtre du collège ont été difficiles. La proposition de créer un collège à Privas émanant du Collège de Belley, celui là même qui avait accueilli Lamartine quelques années auparavant, est repoussée en 1815. Un petit collège modeste est ouvert peu après et, en 1823, l'institution dirigée par Tulli commence avec 2 élèves !!! puis se développe peu à peu.

Mais les choses sérieuses ne débutent qu'avec les pourparlers entre la ville de Privas et le collège d'Annonay dirigé par la congrégation de Saint Basile. Cette congrégation venait de perdre le petit séminaire de "Maison seule" dans le canton de Lamastre.

 

Le petit séminaire et le collège associé avaient été transférés à Bourg Saint Andéol. Sans les subventions diocésaines et départementales, le collège basilien du canton ne pouvait se maintenir. Et l'abbé Fayolle qui était le directeur de "Maison seule" vient à Privas ouvrir le collège aux Récollets, collège qui, aux termes du traité du 23 mars 1827 devient "un établissement d'éducation publique, soumis au régime universitaire sous le titre d'institution". Douze mille francs sont nécessaires pour les réparations et aménagements, dont 8000 payés par la Ville.

 

Cependant la ville de Tournon, l'éternelle concurrente de Privas, avait obtenu le titre de "Collége royal" par ordonnance du 16 août 1820.

Quant à l'église paroissiale des récollets elle prend le nom d'église Saint Louis. Les travaux de restauration en sont terminés en Juin 1830. Le collège pour sa part avait été fondé par arrêté du 27 Avril 1820 du Conseil Royal de l'Instruction publique.

 

En 1821 , le transfert du tribunal dans le nouveau Palais de justice permettait le début des travaux qui vont donner au Collège sa physionomie définitive ou presque.

Le premier Octobre 1828 a lieu la rentrée officielle de l'établissement qui s'est agrandi d'une cour prise sur la place des prisons .

 

à suivre...

 

 

 

 

Depuis prés de 500 ans il est là ce clocher...

 

 

Bht 2

 

 

 

La cour principale du Bahut.

A droite (loge du S.G) se trouvait jadis la première chapelle...

 

 

 

 

 

 

 

 

La Chapelle

 

Le mur du fond ayant été démoli, de devant la chapelle, le clocher et le beffroi sont bien visibles...

 

La cour intérieure

 

Le préau avec ses arches d'origine où tant de "frères" vinrent bavarder..., et qui plus tard servi d'abri aux filles pendant les récréations pluvieuses...

 

Sous le préau cette plaque témoigne que des élèves, des professeurs et du personnel du Collège donnèrent leur vie…

 

Le matin, les Filles s'alignaient à gauche de la porte, les Garçons à droite...

Elles entraient les premières...

 

A gauche était la salle d'études...

Maintenant salle Albin Mazon.

 

Les garçons pour aller aux étages prenaient cet escalier qui mène à la salle de musique tout en haut…

N’entendez vous pas le violon de Monsieur Devoivre ?

 

pour arriver dans le couloir de la classe de "Fonfon"...

 

Au sommet de l'escalier elles allaient, soit dans le couloir de "Fonfon" ou vers les classes 11 ou 13.... de nos jours l'espace est occupé par de très grands et beaux dessins...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'entrait pas n'importe quel enfant au Collège. Le coût pour un interne était de quelque 500 francs par an, somme considérable pour l'époque et qui excluait une grande partie de la jeunesse (1).

Le collégien avait un uniforme. En 1836, le nombre des élèves était de 136 dont 70 pensionnaires ; un siècle plus tard ce dernier chiffre n'avait pas varié sensiblement. Et le collège continuait à vivre sa vie avec son lot de succès, d'incidents.

Quelques hommes célèbres ont fréquenté l'établissement, dont Mazon qui a attaché son nom à l'histoire de Privas.

Cependant les difficultés financières s'accumulent pour le Collège basilien. Le conseil municipal par un vote à bulletins secrets refuse une nouvelle subvention le 7 novembre 1871.

L'abbé Soulerin, directeur du Collège, propose alors de ne conserver que l'externat, proposition rejetée.

Le 13 décembre 1871, le conseil municipal déclare que la grande majorité de la population souhaite disposer d'un établissement laïque et avance "un projet de budget pour l'établissement d'un Collège laïque sur d'excellentes bases fournies par M. l'inspecteur d'académie".

L'établissement disparu n'aurait pu "remplir le but que la ville se propose qui est d'arriver à de meilleures études plus en rapport avec les besoins de l'époque".

On désirait un enseignement spécial à l'usage des futurs industriels, agriculteurs ou commerçants selon la loi que Victor Duruy avait fait voter en 1865. Les plus anciens du "Cercle des Elèves et Professeurs Retrouvés" se rappellent avoir vu des vestiges d'ateliers dans le bâtiment qui jouxtait la courette inférieure au temps où la cour d'honneur s'arrêtait au niveau des restes du cloître.

Anoter que, cohérent dans sa démarche, le conseil municipal avait refusé une subvention demandée par le conseil presbytéral pour la construction d'une école protestante à Privas.

Le 21 Août 1872, M. Bourret, maire de Privas, recevait du nouveau Principal, M. Pujol-Monsales, une lettre où il annonçait son arrivée et déclarait : "J'ai besoin de votre puissant concours pour faire le bien dans un pays où je suis inconnu."

Ainsi naissait le bahut à taille humaine que nous avons connu, où les rapports entre condisciples et souvent avec les professeurs étaient chaleureux, un établissement qui a formé nombre d'hommes et de femmes appelés à des tâches diverses dans la région ou ailleurs, en France et à l'étranger...

 

M. D.

 

 

(1) Le Bahut gardera toujours, du moins pour sa "population" externe, une certaine image bourgeoise (les manuels scolaires n'étaient pas gratuits...) jusqu'à sa fermeture en 1968 qui coïncida avec les événements que l'on connaît...

 

Les Filles après avoir longé les classes primaires devaient monter par là...

 

Les élèves allaient ensuite dans le vieux couloir d'alors où, par des fenêtres vétustes, ils pouvaient admirer la verdure de Ternis, avant d'entrer au "11"de monsieur Oisel ou au "13" de monsieur Lacroux...

 

 

Ce piano attend que vous l'ouvriez....

ou que vous cliquiez sur :

http://www.dailymotion.com/video/x47dfg_le-temps-des-etudiants_music#rel-page-11

Alors il se mettra à jouer ...

 

      Piano college

http://www.dailymotion.com/video/x47dfg_le-temps-des-etudiants_music#rel-page-11

 

 

 

 

                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !