Terre nourricière
Façonnée par les eaux et le feu, la terre porte également les marques de l’homme qui a assemblé les pierres pour bâtir maisons et calades (chemins pavés). Pendant des siècles, il sculptait des flancs de montagne en dressant des murettes en pierre sèche, c'est à dire sans utilisation de liant. Ainsi, il aménageait des terrasses dans des pentes les plus raides. Ces «accols» étaient édifiées pour les cultures, les  potagers, les céréales, les fruitiers et les mûries (dont les feuilles nourrissaient les vers à soie), le tout entouré de la châtaigneraie.
Depuis des temps immémoriaux, le châtaignier recouvre les pentes ardéchoises. Cultivé depuis le moyen âge, «l’arbre à pain» a nourri des générations d’Ardéchois et a donné une base d’existence aux fermes isolées dans la montagne. Aujourd’hui, quelques châtaigneraies sont toujours entretenues. Les variétés les plus courantes à Antraïgues sont la Comballe et la Bouche Rouge. Ces fruits sont également très appréciés par les sangliers que l’on rencontre fréquemment dans les châtaigneraies et dans les bois, lors d’une cueillette de champignons, de myrtilles ou de framboises.
Une autre tradition fermière fut ici l’élevage de moutons et de chèvres. Dans les fermes du Mas et du Mazoyer, qui est avec ses 800m d’altitude le hameau le plus haut de la commune, on fabriquait il y a encore quelques années des fromages si typiques de ce terroir.
Au-dessus des troupeaux, grimpant à travers bruyères et genets jusqu’au suc des Pradoux qui s’élève à une altitude de 1342m, on peut parfois contempler le vol majestueux de buses et éperviers, et avec un peu de chance, celui d’un couple d’aigles, animal en cours de réintroduction dans les Cévennes.
 
L’air du temps, l’air d’une chanson
Les documents les plus anciens permettent de retracer l’Histoire du village jusqu’au XIIe siècle, mais d’après des vestiges trouvés dans le sous-sol, il est fort probable que le lieu fut peuplé depuis l’antiquité.
Montagnes de feu  
Antraïgues est situé au cœur du «Pays des jeunes volcans d’Ardèche» et au pied de la «Coupe d’Aizac». Volcan du type strombolien, il s’agit d’un cratère basaltique datant de l’avant dernier épisode éruptif qui a affecté le Bas Vivarais il y a de ça 80 000 ans. Antraïgues est en partie bâti sur sa coulée dont en peut suivre les traces de l’éruption dans la vallée de la Volane presque jusqu’à Vals-les-Bains.
A Antraïgues, les formations basaltiques les plus intéressantes sont le neck volcanique «rocher de fromage», la cascade de l’Espissard ainsi que les falaises surplombant le plan d’eau du village.
Un autre volcan qui a sculpté le paysage autour d’Antraïgues est le neck de Craux sur la commune voisine de Genestelle, avec ses «clapas», éboulis donnant aux flancs des montagnes leurs couleurs caractéristiques, mêlées de tons gris et mauves.
 
Entre les eaux  
Ce sont les eaux, «aigues» en provençal, qui ont donné son nom au village qui en est  entouré. Trois rivières se rejoignent au pied du promontoire sur lequel est juché Antraïgues. La plus importante, la Volane, serpente entre gorges et rochers et sait se montrer sauvage au moment des grandes pluies automnales. À une allure plus paisible, la Bise et le Mas murmurent à l’ombre d’aulnes et de frênes dans des vallées à nord et à l’est du village (hameaux : Le Régal, Le Mas, le Mazoyer). Près des rivières, on découvre des béalières, petits canaux qui irriguaient autrefois jardins et champs et apportaient également l’eau aux moulins.
L’eau devient l’énergie première au temps de l’industrialisation. Profitant de sa situation géographique stratégique entre les soieries de Lyon et le port de Marseille, le Vivarais développe le moulinage qui est à son apogée au cours du XIX siècle. Ainsi, vers 1860, deux tiers des salariés ardéchois sont employés par l’industrie de la soie. Vers 1900, la moitié de la production française de soie ouvrée provient du Vivarais, avant que l’invention de la soie artificielle cause le déclin de cette aventure après la première guerre mondiale.  
Autour d’Antraïgues, nombreux sont encore les bâtiments témoins de cette époque. Un des plus importants moulinages était «Le Brugeas» (1809 – 1970), situé comme  le «Pont de Gamon» au bord du Mas. Côté Volane, «La Manufacture» au Raccourci, «Lazuel», «Le Gourbet», «Le Moulin des Pauvres» «Le Barracou» … Le principal quartier industriel était le « Pont de l’Huile » au bord de la Volane, qui doit son nom à un ancien moulin à noix. Des deux côtés du pont se trouvaient les usines de Marqueboul et de Sauteyrac. Vers 1860, Antraïgues était un bourg d’environ 2000 habitants et comptait 25 cafés !
 
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site de la commune d'Antraïgues sur Volane en Ardèche
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