Privas 23 Juin 1941

 

 

                                 " Maréchal nous voilà"

 

Réalisation Jean - Paul Perrier

 

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                                                            Petain 1

 

 

 

 

            Toutes les photographies de cette page sont transmises pour ce Site par la famille de Monsieur Paul Perrier médaillé de la Résistance qui les avait reçues de Monsieur Marijon Pére en 1945 .

 

 

 

 

Dans sa cour d'honneur le Collége reçoit les autorités 

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                                   les Ecoles  réquisitionnées 

 

 

Nous reconnaissons Mme Freydier , les élèves Champanhet , Charre , Delprat , Duny à droite Curinier en scout de France .

Un jour viendra où le nom de cet endroit sera " Place de la Libération " mais en attendant ...

 

                                   Réception à la gare

 

Ils sont tous là , il n'en manque pas un ... la municipalité , l'armée , le Préfet , le responsable des   Le gratin du moment et bien sûr Monseigneur l'évéque de Viviers , que du " beau monde " quoi !

 

                        LL

LL

 

Les trois photos ci - dessous sont la proprièté de la famille Paul Perrier

                        Reproduction interdite            

                                                                  

 

 

 

 

                               Juin 41 001

 

 

 

Juin 1941 : des Français tirent sur des Français

 

La campagne de Syrie et du Liban, par Nabucco

En 1941, La Syrie et le Liban vivent depuis plus de 20 ans sous mandat français. Dés 1917-1918, la province de Syrie (regroupant à l’époque Syrie, Liban, Palestine, Jordanie) a apporté son aide aux alliés contre l’Empire Ottoman dont elle constitue une des plus riches provinces. Cependant, le rêve d’un Grand Orient indépendant est rapidement douché par la Conférence de San Remo et le Traité de Sèvres qui, en 1920, entérinent la dissolution de l’éphémère Royaume Arabe de Syrie et consacrent la présence française.

Les troupes françaises du Levant mettront sept ans ans (révolte de 1920-1923 et 1925-1927) pour pacifier le pays. Particulièrement le Nord où subsiste une forte hostilité des Alaouites et des Druzes. A partir de 1927, à défaut de souveraineté, la région se développe et se modernise (électrification, tramway, routes, écoles, agriculture moderne). Un début de libéralisation politique voit timidement le jour. En 1936, la France envisage d’accorder l’indépendance à la Syrie dans un délai de cinq ans. Néanmoins ce projet est définitivement enterré par le Parlement Français en 1938. Pour les puissances coloniales, à l’approche de la Seconde Guerre Mondiale, l’heure est au statu quo frileux, loin des grands bouleversements émancipateurs.

En 1939, nouveau camouflet pour les nationalistes arabes Syriens. Les Français désireux d’obtenir les bonnes grâces de la Turquie, cèdent à l’état kémaliste le sandjak d’Alexandrette, une petite province au Nord-Ouest de la Syrie où vit une minorité turque importante. Il s’agit de ménager la Turquie afin de conserver sa neutralité, voire de s’en faire une alliée contre l’Allemagne avec qui la guerre paraît imminente. Cette perte, considérée comme une annexion par les Syriens est encore, de nos jours, un sujet de querelle entre Turcs et Syriens.

Juin 1940. L’armée Française est défaite en six semaines par la Wehrmacht. Le Parlement Français vote à 88 % les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain. Le 18 juin, un obscur général de brigade à titre temporaire nommé Charles de Gaulle lance un appel à la Résistance depuis la Radio de Londres. En juillet, à Vichy, dans la zone demeurée libre de l’occupant allemand, s’installe le gouvernement de l’État Français. Les forces militaires en métropole sont réduites à 100 000 hommes, sans aviation. La Marine de Guerre est neutralisée dans les ports de Toulon et Bizerte en Tunisie. L’escadre Française qui mouillait dans la rade de Mers el-Kebir en Algérie est bloquée, puis détruite par les Anglais le 3 juillet 1940 (1 300 morts, deux cuirassés, un croiseur et un contre-torpilleur mis hors de combat). Dans ce contexte, l’Armée du Levant (45 000 hommes, 120 canons, 90 chars et 289 appareils) constitue un enjeu stratégique en Méditerranée Orientale.

Troupes de l’Armée du Levant 1941.

Mai 1941. L’Irak, sous mandat britannique s’insurge et fait appel aux forces germano-italiennes pour combattre les Anglais (voir article précédent : Irak : d’une guerre l’autre http://www.egaliteetreconciliation..... Les Allemands négocient avec le gouvernement de Vichy le protocole de Paris (28 mai 1941). En échange d’un hypothétique allègement des conditions d’armistice, les Français accordent des facilités aux Allemands et à leurs alliés italiens en Méditerranée Orientale. Les Allemands et les Italiens sont autorisés à faire escale dans les aérodromes Syriens avant de rejoindre l’Irak en guerre contre les Britanniques (120 appareils de l’Axe transiteront pas la Syrie en mai 1941). Par ailleurs, une partie des armes stockées au Levant est livrée par les Français aux Irakiens. La Turquie autorise le transite de deux convois ferroviaires sur son territoire. Ce matériel obsolète, livré en renâclant, arrivera trop tard pour empêcher l’écrasement de la rébellion Irakienne par les Anglais. Le 12 mai 1941, en représailles, l’aviation britannique bombarde les aérodromes de Syrie.

Juin 1941. La conduite de la guerre en Syrie oppose les Britanniques aux Français Libres du général de Gaulle. Ces derniers veulent pénétrer en Syrie avec une petite force symbolique aux couleurs françaises dans le but de rallier les 45 000 hommes de l’Armée du Levant. L’idée n’est pas saugrenue, d’autant plus que les soldats Français ont été très perturbés par le transit vers l’Irak des appareils de la Luftwaffe et de la Regia Aeronautica italienne via les aérodromes syriens. Un an après le pire désastre de l’histoire de France, les cœurs ne sont pas apaisés. Le désir d’en découdre couve toujours sous la botte allemande. Mais il y a la manière. Les Britanniques en décident autrement. Ils veulent, une entrée en force. Une opération commune sous commandement britannique est décidée fin mai 1941. Désormais, on ne parlera plus de Français, mais de Gaullistes et de Vichystes.

7 juin 1941. Dans la nuit, les Britanniques déclenchent l’opération Exporter. Une force de 20 000 hommes attaque l’Armée Française du Levant forte de presque 40 000 militaires. Les Anglais qui s’attendaient à une randonnée de ’’Scouting for boys’’* sont confrontés à une résistance opiniâtre qui va durer cinq semaines. Les Français demeurés fidèles à ce qui leur semble le seul gouvernement national légitime suivent les ordres de Vichy et ne comprennent pas cet assaut. Du reste, plus aucun appareil allemand ou italien ne transite par la Syrie. Par ailleurs, l’intervention des Forces Françaises Libres de De Gaulle aux côtés des Britanniques apparaît comme un coup de poignard dans le dos.

L’opération Exporter est très académique dans sa conception et s’articule sur quatre axes. A l’extrême nord, les 17ème et 20ème Brigades d’infanterie Indienne sont chargées de cheminer au sud de la voie ferrée turque qui longe la frontière syrienne. Le but, malgré la faiblesse des moyens mis en œuvre, est important : interdire l’approvisionnement des troupes du Levant par la Turquie. Au centre, la 10ème division d’infanterie Indienne doit progresser sur la rive sud de l’Euphrate vers Alep la capitale du Nord. Plus au Sud, la Habforce (Légion Arabe et 4ème brigade de cavalerie Britannique) est chargée de se diriger, en plein désert, vers Palmyre et le terminal pétrolier de Tripoli au Liban. Enfin, à l’extrême Sud, le long de la côte libanaise et vers Damas, ont lieu, les attaques les plus importantes. Elles sont menées par la 7ème division australienne (moins sa 18ème Brigade qui se bat à Tobrouk en Lybie), deux brigades françaises libres (les 1ère et 2ème BFL de la 1ère Division Française Libre) et la 5ème Brigade indienne. La Royal Navy est chargée d’appuyer les troupes avec son artillerie de marine.

Durant une semaine, les attaques Britanniques marquent le pas et se heurtent à une résistance farouche de l’Armée du Levant. L’attaque frontale depuis le Nord de la Palestine est un échec. Il n’existe qu’une seule route côtière dominée par les Monts du Liban qui culmine à 3 000 mètres d’altitude. Un cadeau pour la défense qui fait des ravages parmi les troupes franco-australiennes. En parallèle, la percée vers Damas s’immobilise pour les mêmes raisons (relief escarpé). L’attaque de la Habforce progresse aisément dans le désert pour finir par stagner à l’approche des premiers contreforts des monts de l’anti-Liban, avant la vallée de la Bekaa. Globalement, il s’agit d’un échec pour cette première manche. Le général Wavell doit repenser son plan de bataille et d’abord recevoir des renforts.

Artillerie française de l’armée du Levant pendant les combats.

13 juin 1941. Deux Brigades de la 6ème division d’infanterie Britannique viennent renforcer le front au Sud de Damas. La Royal Air Force est renforcée par des prélèvements sur les forces positionnées en Egypte et en Irak. L’attaque Britannique reprend lentement. Sur le littoral, malgré la prise de Saïda, les progrès des franco-australiens sont très lents. Au Centre, la Habforce assiège la ville de Palmyre. Le 21 juin, Damas en Syrie tombe sous la pression des Britanniques, des Indiens et des Français libres.

Troupes Britanniques après la reddition de Palmyre le 3 juillet 1941.

A partir du 23 juin, la résistance des troupes françaises du Levant commence à donner des signes de faiblesse. A cette date, la Syrie est sous la pression d’un blocus naval et terrestre presque complet. Les unités françaises de l’Armée du Levant doivent se battre sans renfort et subissent une forte attrition. Les troupes du Commonwealth sont désormais plus nombreuses, mieux rafraîchies. Elles dominent la mer et les airs. Le 3 juillet 1941, Palmyre tombe. La 10ème division Indienne qui progresse le long de l’Euphrate s’approche dangereusement du centre de la Syrie, tandis que le 8 juillet les défenses françaises au sud de Beyrouth commencent à lâcher menaçant la capitale du Levant.

12 juillet 1941. Le Général Dentz, gouverneur de la province du Levant, après accord des autorités de Vichy, demande un cessez-le-feu et autorise la négociation d’un armistice. Celui-ci est signé, à Saint-Jean-d’Acre entre les Britanniques et les autorités de la Syrie mandataire le 14 juillet 1941. Les forces alliées ont perdu 4 000 hommes. Les Français de l’Armée du Levant dénombrent 6 000 victimes dont 1 000 tués, 37 000 d’entre eux sont faits prisonniers. Moins de 6 000 décideront de rallier la France Libre, les autres sont désarmés et renvoyés en France en août-septembre 1941.

Le Général Wilson signe la Convention de Saint Jean d’Acre en présence des délégués de Vichy.

Même si le pouvoir virtuel est détenu par les français libres, ceux-doivent compter sur la présence militaire amicale des Britanniques qui favorisent en sous-main les indépendantistes libanais et syriens. Les élections législatives de l’été 1943 portent au pouvoir les nationalistes syriens et libanais. Les gaullistes qui étaient intervenus en juin 1941 à la fois contre les forces de l’Axe, mais aussi les velléités hégémoniques britanniques doivent progressivement passer la main. Fin 1943 et début 1944, le Liban et la Syrie obtiennent leur indépendance. Au printemps 1945, Damas se soulève contre les derniers éléments militaires français qui y tiennent garnison. Un an plus tard, le 17 avril 1946, les dernières troupes françaises quittent le pays.

La campagne de Syrie-Liban s’inscrit dans la lutte entre les Britanniques et les forces de l’Axe germano-italien pour le contrôle de la Méditerranée Orientale et l’accès aux formidables réserves de pétrole du Moyen-Orient. En ce sens, cette bataille est le prolongement de la guerre d’Irak qui se déroula un mois auparavant (mai 1941). Le conflit qui oppose les Français de l’Armée du Levant aux Britanniques alliés aux forces françaises libres, bien que périphérique, revêt une grande importance stratégique pour l’effort de guerre allié.

En juin 1941, les Allemands mènent le siège du port de Tobrouk en Lybie, à quelques pas de la frontière égyptienne. Le 22 juin 1941, la Wehrmacht envahit l’URSS. La plupart des observateurs de l’époque ne donnent que quelques semaines de survie à l’Armée Rouge. Les Britanniques qui ont déchiffré les codes cryptés de la Wehrmacht (machine enigma) sont au courant depuis plusieurs semaines des projets d’Hitler concernant la Russie. A juste titre, ils craignent une poussée combinée de l’Afrika Korps vers le Proche Orient et de l’Ostheer, l’armée allemande en Russie, vers le Caucase et le Moyen-Orient. En ce sens, la présence d’une force de 40 000 français en Syrie et au Liban apparaît comme une menace pour les Britanniques qui se méfient de la neutralité du gouvernement de Vichy.

Par ailleurs, il ne sert à rien aux Britanniques de contrôler les champs pétroliers de Mossoul en Irak si la côte libano-syrienne n’est pas sécurisée. Les terminaux pétroliers des oléoducs se situent tous sur la côte méditerranéenne, l’un à Tripoli au Liban, l’autre à Haïfa en Palestine, à quelques kilomètres de la frontière libanaise. En mai 1941, les Irakiens coupent le pipeline reliant Kirkouk en Irak à Haïfa et redirigent le flux de pétrole vers le Liban vichyste au profit exclusif de l’axe germano-italien. Cette mesure de rétorsion est ressentie comme un casus belli par les Anglais qui décident alors de régler leur compte d’abord aux Irakiens, ensuite aux Français de l’Armée du Levant.

En ce qui concerne les Français, cette campagne est un épisode pénible de leur histoire. D’un côté, fidèle à une vieille tradition bourgeoise de compromission des élites , le gouvernement de Vichy, traîne des pieds, louvoie, ménage la chèvre et le chou, l’anglais et l’Allemand, pour finalement, perdre la chemise et le pantalon au profit de ses faux-amis ou de ses vrais ennemis. Cette vraie-fausse neutralité durera jusqu’en 1944 et l’arrivée des troupes alliées. Pour les gaullistes, le choix de l’alliance avec les Britanniques est net, même s’il n’est pas exempt d’arrière pensées. Les intérêts des Britanniques et de leur empire ne sont pas vraiment les mêmes que ceux des Français et le rapport de force est en défaveur de ces derniers. Dans ces conditions, à plusieurs reprises durant la Seconde Guerre Mondiale, on aura le sentiment d’assister à un marché de dupes.

La campagne de Syrie-Liban ne clôt pas la série des interventions Britanniques. Ceux-ci ont en juin sécurisé leur flanc sud en Syrie. Seule, au Nord-est, l’Iran demeure neutre, même si ses amitiés vont plutôt vers l’Axe par anglophobie. Le dernier acte de ce conflit périphérique se jouera dans ce pays en août et septembre 1941.

* Scouting for Boy : « Éclaireurs 

 

Les troupes qui sont venues défiler à Privas en ce mois de Juin ont donc combattu pour le Reich contre les alliés   ... mais peut on dire que la population privadoise était vraiment consciente de cela en donnant à ces troupes des fleurs et des baisers ? certainement pas ; cette même population sera au même endroit pour ovationner trois ans plus tard les troupes de la Résistance ... la versatile foule de Privas ou d'ailleurs va toujours avec l'air du temps .
 

 

 Explications de la Campagne de Syrie où les troupes de Vichy du général Dentz ont combattu avec les troupes du Reich contre les troupes de la France Libre du général Catroux et les britanniques .

 

Contexte

 

En avril 1941, les Britanniques sont chassés de Grèce, et, en mai, ils perdent la Crète. Les positions britanniques en Palestine et Égypte sont menacées par la possibilité directe des Allemands d'envahir la Palestine par la Syrie, et donc de prendre le canal de Suez (axe stratégique). Le général De Gaulle propose alors à Churchill de reprendre la Syrie vichyste. Hitler envoie quelques troupes en Syrie pour préparer le terrain .  Les services secrets britanniques alertent alors Churchill qui décide de franchir le pas. Il nomma Wavell commandant en chef, et chargea le général Maitand "Jumbo" Wilson de mener à bien l'opération.

 

Préparatifs

 

L'attaque devait se dérouler selon 3 axes depuis la Palestine : le premier longeait la côte jusqu'à Beyrouth ; le deuxième plus à l'est, allait sur Damas ; le troisième piquait au centre au milieu des montagnes pour couvrir le flanc des deux premiers.

La marine britannique devait couvrir le premier axe avec sa puissante artillerie. Les Britanniques avaient quelque 70 avions en Palestine à opposer aux 92 français de Syrie. Ils pouvaient aussi compter sur leur aviation basée à Chypre.

Les troupes alliées étaient composées de : 1 800 Australiens (commandés par le Lt-général John Lavarack), 9 000 Britanniques, 2 000 Indiens (du général Lloyd), 5 000 FFL (commandés par le général Catroux ) .

Les troupes de Vichy (commandées par le général Henry Dentz ) regroupaient 35 000 hommes, dont 25 000 Syriens et Libanais, 8 000 Français (cavalerie algérienne, tirailleurs sénégalais,  etc), et quelques centaines d'Allemands. Elles avaient donc l'avantage du nombre, et surtout de 90 chars opérationnels (contre 9 pour les FFL)

 

Déroulement

 

 

L'attaque commença à 2h du matin le 8 juin. Dentz crut qu'il s'agissait d'une intimidation britannique visant à faire évacuer les Allemands ; il fit donc rapatrier les Allemands par avion, en vain. Un peu avant 14h les Australiens sont déjà devant Tyr où ils sont bien accueillis ]. Ils eurent plus de mal à franchir le Litani où les Vichystes ripostèrent. Les marines britannique et française s'affrontèrent le long des côtes ; le destroyer Le Chevalier fut coulé par des avions Swordfish basés à Chypre, tandis que des avions français endommagèrent deux destroyers britanniques. Le 10 juin, la 7e division australienne d’infanterie du général australien Sir John Lavarack avance le long de la côte de Saint Jean d'Acre (Palestine) vers Beyrouth couverte par les canons de la marine britannique, la 5e brigade indienne d’infanterie et les Français libre progressant à l’intérieur vers Damas . Le 15 juin, la luftwaffe réalise des frappes sur les positions navales britanniques. Le 16 juin, le Chevalier Paul, un contre-torpilleur venu de Toulon de la , se fait torpiller par l'aviation britannique.

 

Mais, à partir du 17 juin, la bataille s’enlisant, de nouvelles forces sont engagées (6e division britannique d’infanterie qui intègre alors la 5e brigade indienne ). Lavarack prend alors le commandement terrestre des opérations menées dans le sud de la Syrie et au Liban.

 

À compter du 18 juin, il commande toutes les unités, excepté la Habforce, la 10e division indienne et la 1ére Division légère française libre  du général Legenthilomme.

Les Forces françaises libres entrent à Damas le 21 juin 1941. Les combats cessent le 12 juillet à h 1. Un armistice est signé entre les Alliés (général Henry Maitland Wilson et général Georges Catroux de la France Libre) et les Vichystes (général Joseph de Verdilhac (1883-1963) le 14 juillet 1941, à Saint-Jean d'Acre (Palestine).

Les pertes sont lourdes pour les Australiens, qui ont fait la partie la plus dure du boulot : 1 600 blessés ou tués ; 600 pour les Britanniques et Indiens et 300 parmi les Forces Françaises Libres  qui ont engagé pour cette opération presque toutes leurs forces terrestres. Les Vichystes enregistrent 3 300 tués ou blessés (dont environ 1 000 tués).

 

 

 

                         Le trés dur retour par la montée de la gare ...

 

 

 

 

                                    Juin 41 002

 

 

Remarquons l'apparence trés martiale du porteur de bouquet ... avec un tel guerrier comme ennemi les boches ne risqueraient pas grand chose  mais ils vont étre bien génés avec lui maintenant qu'ils sont alliés ...

 

 

                                             Juin 41 003

                                   En remontant de la gare

 

                                              Juin 41 005

 

 

     Là c'est du sérieux ... le porteur du drapeau , cadre de la " légion " , sera fusillé à la Libération . Nous remarquons le port généralisé du béret ... il ne manque à chacun que le couteau , le fromage et le litre de rouge .

 

    A gauche , en képi fréfectoral , le secrétaire général de la préfecture homme intégre qui se distinguera par sa droiture pendant l'occupation .

    Ce genre d'homme existera chez nos fonctionnaires mais ce sera pour eux " l'équilibre constant " .. . 

 

 

 

 

 

               L'entrée dans la ville

 

Les troupes d'opérette passent devant leurs maisons , les pissotières .

Notons que la " timide violette " tient mieux son bouquet de fleurs qu'un improbable fusil ...

 

 

 

 

 

  Les " GMR  " les auxiliaires des boches

 

 

  Tout d'abord ils furent des potiches et ils ne valaient pas plus... puis l'occupation vint et ils devinrent plus " actifs " ...

en 1944 au côté des " verts de gris " ils tuèrent les résistants à la bataille du Pouzin .

  

 Le responsable de la Légion qui deviendra la milice 

 

fait son allocution 

 

 

 

 

 

Les " autorités " font le salut à la légion ... un seul ne salue pas , le Secrétaire général de la préfecture à gauche ...

Le maire de Privas montre l'exemple de la subordination au maréchal ; le préfet salut avec le bras plus horizontal , à la manière d'outre Quiévrain ? l'évèque de Viviers est venu ... prendre l'air ?

 

 

                                                              

 

 

 

 

 

   les combattants de 14/18 , trahis , présentent leurs glorieux drapeaux au monument aux morts pour la France

 

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Sur le péron de l'hôtel de ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 Privas 5

 

 

 

 

L'arrivée du général Laure

bras droit de Pétain au champ de Mars

 

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Les profs du Bahut réquisitionnPrivas 3és

Un professeur , adjoint au maire , nous demanda de crier " Vive le Maréchal , vive la France " ... nous criâmes seulement " Vive la France " ...  Maurice Duny élève de Premiére .  

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et se lève au bruit d'une voiture ... les militaires saluent ...

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 Pour saluer le chef d'état major du maréchal

 

 le maire de Privas a oté son chapeau

  

 

 

Presque au pas cadensé et devant une foule toute acquise les galonnés et les civils de service se dirigent vers l'estrade

d'honneur située sur la place ... le spectacle est "de qualité " , des spectateurs montent sur les pylones , c'est l'allègresse...

dans quelques mois les verts de gris débarqueront à la gare .

 

 

Le chef de cabinet de Pétain a pris place à côté du maire tout ému qui tente de se recoiffer ...

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 Avant de monter sue l'estrade le général prend un bain de foule et papote ...

  

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Monté à la tribune et protégé de la passion de la foule par les troupes prétoriennes des courageux " gardes - pétain " le général est parvenu à tempérer les vivats et peut prêcher les paroles divines du maréchal son maitre ...

 

 

Un salut impeccable honore le nom du maréchal " sauveur de la France "  ; le maire de Privas regrette de ne pas avoir un képi ou un béret qui lui permettrait de saluer ....

 

 

                                                                                     Aprés le discours " paternel " du général Laure est venu le moment de passer aux choses sérieuses ...

        le petit homme aux mains dans les poches à la " docteur Goebbels ", portant le " bérêt français " prononce un discours " musclé "en tous points rassurants pour les camarades " verts de gris " qui arriveront à Privas dans quelques mois ...

                                                                          

                        Ils sont  là les coles

 

labo              s !!!

Les annotations sur la photo ci - dessous sont de monsieur Paul Perrier

Muni council                                                 Quelques-uns , civis ou militaires seront fusillés à la libération ...

 

                                                          Sortie de la messe

 

 

 L'évèque a fait son sermon dans " la bonne ligne " , le général est satisfait , le peuple aime son maréchal ... Les boches n'ont plus qu'à venir .

                                              

 

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