Maurice Duny   Maurice duny     nous conte

 

 

 

                                              " Il était une fois notre Bahut "

 

 

 

 

                                Bahut 6

 

 

                                                                          Par Maurice Duny élève du Collège classique ,

                   Professeur agrégé de Lettres au Lycée  Champollion de Grenoble , Président d'honneur

                             du Cercle des Elèves et des Professeurs retrouvés de Privas

                                                                                                                                

                                                                         .Maurice dun

 

 

Once upon a time (au XVe siècle), à l'emplacement de feu le collège "le BAHUT !!!", existait un château flanqué de tours et entouré de murailles épaisses. C'est à cette époque que fut construite une petite chapelle à l'emplacement de la pièce qui a servi de bureau au surveillant général du collège.

Cette place forte fut par la suite couvent avec église paroissiale, palais de justice, prison, caserne et poudrière, institution libre puis collège officiel avant de devenir, à l'ouverture du Lycée actuel, musée.

 

Au début du dix VIIe siècle, des travaux importants transformèrent la vieille bâtisse en résidence comprenant entre autres la "grande salle" assez vaste pour que les Etats du Vivarais aient pu y tenir leurs séances en 1612.

Furent aménagées également de nombreuses chambres richement tapissées, une importante batterie de cuisine, un jeu de "bilhard".

 

Cette demeure seigneuriale constituait la dot de Paule de Chambaud, fille de Jacques de Chambaud qui avait acheté la baronnie de Privas aux héritiers de Diane de Poitiers. Paule de Chambaud épousa René de la Tour-Gouvernet.

Ce dernier mourut en 1717 dans la guerre du Piémont et sa veuve fut bientôt courtisée par un catholique, Claude de Hautefort de Lestrange, vicomte de Cheylane, et d'autre part par le chef des protestants du Vivarais, Joachim de Baumont, connu sous le nom de "brave Brion" ; le propre gendre de la protestante Paule de la Tour-Gouvernet.

Les prétendants engagèrent une lutte de plusieurs années qui attisa la confrontation entre catholiques et protestants, Paule de la Tour-Gouvernet devant épouser le catholique Claude de l'Estrange qui finit par l'emporter dans ce duel matrimonial .Au cours de la guerre on assista au sac du château.

Pour finir la ville sera détruite en 1629 sous l'assaut de Louis XIII et Richelieu ; Privas se videra sur ordre du roi, la peste d'ailleurs secondant la volonté royale.

En 1638, année de la naissance de Louis XIV, Marie de Hautefort de Lestranges, la fille aînée de Paule de Chambaud et de Claude de Lestranges, épousa Charles de Senneterre, marquis de Chateauneuf, qui devient par son mariage vicomte de Lestranges et de Cheylane, baron de Boulogne et de Privas. Les époux résidèrent au château de Boulogne, dont les ruines, un peu à l'écart de la route nationale qui descend de l'Escrinet en direction d'Aubenas, suscitent encore une légitime admiration.

Charles de Senneterre, vaillant soldat pensionné par Louis XIII pour services rendus à la couronne et homme d'une grande piété, après avoir obtenu réparation pour les dommages causés à son château par les privadois, fit venir des Récollets à qui il fit donation dudit château par acte enregistré au château de Boulogne le 13 Juillet 1663. Les Pères Récollets recevaient en outre 8000 livres pour remettre en état les bâtiments. L'installation des moines fut accompagnée de mesures restreignant sévèrement l'exercice du culte de la "Religion prétendue Réformée", religion de la plupart des privadois.

A la fin du XVIIe siècle, grâce à la générosité renouvelée de Charles de Senneterre, le couvent qui s'appellera "Saint Charles des Récollets" peut accueillir plus de moines, et la chapelle (qui a survécu aux siècles) est pratiquement achevée ; ouverte à la population, elle est promue deuxième église paroissiale de Privas. Le petit fils de Charles de Senneterre repose peut être avec son fils dans le sol de la chapelle, mais le mystère continue de planer sur ces inhumations.

 

 

 

 

 

 

 

Prison a

 

 

 

Le Collège était " Place des Prisons "

 

 

 

 

 

 

Prison b

 

 

 

     

            

 

...

 

 

 

 

Prison c

 

Pour adoucir la pente certains

élèves passaient par la rue

des poireaux ...

 

 

  

La révolution allait gravement perturber la quiétude du couvent, lieu de méditation qui comprenait plusieurs

cloîtres. Le Père Balthazar, Père gardien, sera en 1790 prisonnier dans son propre couvent. Dés 1788, le 17

décembre exactement, la chapelle du couvent abrite l'Assemblée qui prépare les Etats Généraux.

 

Chapelle et réfectoire sont à la disposition des trois ordres, et Jean Billet, principal du Collège dans les

années 30 et jusqu'à fin 1942, a pu écrire dans son ouvrage "Le collège de Privas" qu'à l'époque "Le

coeur du Vivarais avait battu aux Récollets".

 

Dés le début des années 1790, le bâtiment des Récollets abrite le Tribunal et la Troupe. Les tribunaux

siégeront à l'ancien couvent pendant 35 ans. Villeneuve de Berg ne parviendra pas à s'approprier

l'institution judiciaire, et l'ancienne église des Récollets sera le siége de la Cour d'assises.

Elle sera rendu au culte en 1829 .

 

Le 3 février 1793 constitue une date importante pour l'histoire du collège. C'est la première fois

qu'il est question d'utiliser l'ancien couvent à des fins universitaires. Cependant on note qu'en

1795 le rez-de-chaussée, chapelle comprise est dévolu au Tribunal criminel, les premier et

deuxième étages étaient occupés par les soldats et des prisonniers de guerre.

 

Une "Ecole centrale" a été installée à Tournon en Mai 1799.

Tournon d'ailleurs ne cache pas son ambition de devenir chef-lieu du département. Privas                 

n'a pas les moyens de mener de front l'organisation de l'enseignement primaire et la

création d'une école centrale ou collège.

La destinée de l'ancien château se précise lorsque Napoléon cède à la Ville l'immeuble

et ses dépendances, à l'exception de la partie occupée par les tribunaux.

En 1812 le préfet Chaillou se montre favorable à la création d'un collège dans les

bâtiments des Récollets, mais les revenus de la Ville ne permettant pas de faire face

à la dépense pour l'aménagement des locaux, on fera appel à une souscription dans

la population aisée.

En quelques semaines on recueille 91 souscriptions, dont 87 à Privas.

Les communes voisines sont moins généreuses : Alissas se contente de 2

souscriptions, Chomérac et Flaviac d'une seulement.

 

Le recteur de l'académie de Nimes, dont Privas dépend à l'époque, insiste auprès

du grand-maître de l'université et de l'empereur pour que soit donnée l'autorisation

d'ouvrir un collège à Privas.

 

Les débuts de l'ancêtre du collège ont été difficiles. La proposition de créer un

collège à Privas émanant du Collège de Belley, celui là même qui avait accueilli

Lamartine quelques années auparavant, est repoussée en 1815. Un petit collège

modeste est ouvert peu après et, en 1823, l'institution dirigée par Tulli commence

avec 2 élèves !!! puis se développe peu à peu.

Mais les choses sérieuses ne débutent qu'avec les pourparlers entre la ville de

Privas et le collège d'Annonay dirigé par la congrégation de Saint Basile. Cette

congrégation venait de perdre le petit séminaire de "Maison seule" dans le

canton de Lamastre.

 

Le petit séminaire et le collège associé avaient été transférés à Bourg

Saint Andéol. Sans les subventions diocésaines et départementales,

le collège basilien du canton ne pouvait se maintenir. Et l'abbé Fayolle

qui était le directeur de "Maison seule" vient à Privas ouvrir le collège

aux Récollets, collège qui, aux termes du traité du 23 mars 1827 devient

"un établissement d'éducation publique, soumis au régime universitaire

sous le titre d'institution". Douze mille francs sont nécessaires pour les

réparations et aménagements, dont 8000 payés par la Ville.

 

Cependant la ville de Tournon, l'éternelle concurrente de Privas, avait

obtenu le titre de "Collége royal" par ordonnance du 16 août 1820.

Quant à l'église paroissiale des récollets elle prend le nom d'église

Saint Louis. Les travaux de restauration en sont terminés en Juin 1830.

Le collège pour sa part avait été fondé par arrêté du 27 Avril 1820 du

Conseil Royal de l'Instruction publique.

 

En 1821 , le transfert du tribunal dans le nouveau Palais de justice

permettait le début des travaux qui vont donner au Collège sa

physionomie définitive ou presque.

Le premier Octobre 1828 a lieu la rentrée officielle de l'établissement

qui s'est agrandi d'une cour prise sur la place des prisons .

 

 

Le matin, les Filles s'alignaient à gauche de la porte, les Garçons à droite...

Elles entraient les premières...

 

A gauche était la salle d'études...

Maintenant salle Albin Mazon.

 

Les garçons pour aller aux étages prenaient cet escalier qui mène à la salle de musique tout en haut…

N’entendez vous pas le violon de Monsieur Devoivre ?

 

pour arriver dans le couloir de la classe de "Fonfon"...

 

Au sommet de l'escalier elles allaient, soit dans le couloir de "Fonfon" ou vers les classes 11 ou 13.... de nos jours l'espace est occupé par de très grands et beaux dessins...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La révolution allait gravement perturber la quiétude du couvent, lieu de méditation qui comprenait plusieurs

cloîtres. Le Père Balthazar, Père gardien, sera en 1790 prisonnier dans son propre couvent. Dés 1788, le 17

décembre exactement, la chapelle du couvent abrite l'Assemblée qui prépare les Etats Généraux.

 

Chapelle et réfectoire sont à la disposition des trois ordres, et Jean Billet, principal du Collège dans les

années 30 et jusqu'à fin 1942, a pu écrire dans son ouvrage "Le collège de Privas" qu'à l'époque "Le

coeur du Vivarais avait battu aux Récollets".

 

Dés le début des années 1790, le bâtiment des Récollets abrite le Tribunal et la Troupe. Les tribunaux

siégeront à l'ancien couvent pendant 35 ans. Villeneuve de Berg ne parviendra pas à s'approprier

l'institution judiciaire, et l'ancienne église des Récollets sera le siége de la Cour d'assises.

Elle sera rendu au culte en 1829 .

 

Le 3 février 1793 constitue une date importante pour l'histoire du collège. C'est la première fois

qu'il est question d'utiliser l'ancien couvent à des fins universitaires. Cependant on note qu'en

1795 le rez-de-chaussée, chapelle comprise est dévolu au Tribunal criminel, les premier et

deuxième étages étaient occupés par les soldats et des prisonniers de guerre.

 

Une "Ecole centrale" a été installée à Tournon en Mai 1799.

Tournon d'ailleurs ne cache pas son ambition de devenir chef-lieu du département. Privas                 

n'a pas les moyens de mener de front l'organisation de l'enseignement primaire et la

création d'une école centrale ou collège.

La destinée de l'ancien château se précise lorsque Napoléon cède à la Ville l'immeuble

et ses dépendances, à l'exception de la partie occupée par les tribunaux.

En 1812 le préfet Chaillou se montre favorable à la création d'un collège dans les

bâtiments des Récollets, mais les revenus de la Ville ne permettant pas de faire face

à la dépense pour l'aménagement des locaux, on fera appel à une souscription dans

la population aisée.

En quelques semaines on recueille 91 souscriptions, dont 87 à Privas.

Les communes voisines sont moins généreuses : Alissas se contente de 2

souscriptions, Chomérac et Flaviac d'une seulement.

 

Le recteur de l'académie de Nimes, dont Privas dépend à l'époque, insiste auprès

du grand-maître de l'université et de l'empereur pour que soit donnée l'autorisation

d'ouvrir un collège à Privas.

 

Les débuts de l'ancêtre du collège ont été difficiles. La proposition de créer un

collège à Privas émanant du Collège de Belley, celui là même qui avait accueilli

Lamartine quelques années auparavant, est repoussée en 1815. Un petit collège

modeste est ouvert peu après et, en 1823, l'institution dirigée par Tulli commence

avec 2 élèves !!! puis se développe peu à peu.

Mais les choses sérieuses ne débutent qu'avec les pourparlers entre la ville de

Privas et le collège d'Annonay dirigé par la congrégation de Saint Basile. Cette

congrégation venait de perdre le petit séminaire de "Maison seule" dans le

canton de Lamastre.

 

Le petit séminaire et le collège associé avaient été transférés à Bourg

Saint Andéol. Sans les subventions diocésaines et départementales,

le collège basilien du canton ne pouvait se maintenir. Et l'abbé Fayolle

qui était le directeur de "Maison seule" vient à Privas ouvrir le collège

aux Récollets, collège qui, aux termes du traité du 23 mars 1827 devient

"un établissement d'éducation publique, soumis au régime universitaire

sous le titre d'institution". Douze mille francs sont nécessaires pour les

réparations et aménagements, dont 8000 payés par la Ville.

 

Cependant la ville de Tournon, l'éternelle concurrente de Privas, avait

obtenu le titre de "Collége royal" par ordonnance du 16 août 1820.

Quant à l'église paroissiale des récollets elle prend le nom d'église

Saint Louis. Les travaux de restauration en sont terminés en Juin 1830.

Le collège pour sa part avait été fondé par arrêté du 27 Avril 1820 du

Conseil Royal de l'Instruction publique.

 

En 1821 , le transfert du tribunal dans le nouveau Palais de justice

permettait le début des travaux qui vont donner au Collège sa

physionomie définitive ou presque.

Le premier Octobre 1828 a lieu la rentrée officielle de l'établissement

qui s'est agrandi d'une cour prise sur la place des prisons .

 

 

   

 

                 Au bas de la montée du collège se trouve le bar "le Saint Louis"...

                Il porte le nom de l'ancienne église paroissiale... mais l'accueil n'y est pas religieux...

                                       

                           Terrasse cafe

                        

Au bas de la montée du collège se trouve le bar "le Saint Louis"...

                Il porte le nom de l'ancienne église paroissiale... mais l'accueil n'y est pas religieux...

 

 

 

 

Oh non et tant mieux !!!

 

                                                                                                                  Pierrot 2

 

 

 

                                                                                                              Pierrot 1

 

 

 

                                                                                                              Music festival 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                               

 

 

 

 

 

                                                                  

 

                                                                                                 Oh non et tant mieux !!!

 

                                                                                                                  Pierrot 2

 

 

 

                                                                                                              Pierrot 1

 

 

 

                                                                                                              Music festival 6

 

 

 

 

 

 

 

                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

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Depuis prés de 500 ans il est là ce clocher...

 

 

 

 

                                                        

                                                                                                                          

                                                                       

                                                                

 

 

 

 

                                                                          

 

 

                                                                                                                                                                  

 

 

 

Le mur du fond ayant été démoli, de devant la chapelle,

le clocher et le beffroi sont bien visibles...

    

 

 

Le matin, les Filles s'alignaient à gauche de la porte, les Garçons à droite...

Elles entraient les premières...

 

A gauche était la salle d'études...

Maintenant salle Albin Mazon.

 

Les garçons pour aller aux étages prenaient cet escalier qui mène à la salle de musique tout en haut…

N’entendez vous pas le violon de Monsieur Devoivre ?

 

pour arriver dans le couloir de la classe de "Fonfon"...

 

Au sommet de l'escalier elles allaient, soit dans le couloir de "Fonfon" ou vers les classes 11 ou 13.... de nos jours l'espace est occupé par de très grands et beaux dessins...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'entrait pas n'importe quel enfant au Collège. Le coût pour un interne était de quelque 500 francs par an, somme considérable pour l'époque et qui excluait une grande partie de la jeunesse (1).

Le collégien avait un uniforme. En 1836, le nombre des élèves était de 136 dont 70 pensionnaires ; un siècle plus tard ce dernier chiffre n'avait pas varié sensiblement. Et le collège continuait à vivre sa vie avec son lot de succès, d'incidents.

Quelques hommes célèbres ont fréquenté l'établissement, dont Mazon qui a attaché son nom à l'histoire de Privas.

Cependant les difficultés financières s'accumulent pour le Collège basilien. Le conseil municipal par un vote à bulletins secrets refuse une nouvelle subvention le 7 novembre 1871.

L'abbé Soulerin, directeur du Collège, propose alors de ne conserver que l'externat, proposition rejetée.

Le 13 décembre 1871, le conseil municipal déclare que la grande majorité de la population souhaite disposer d'un établissement laïque et avance "un projet de budget pour l'établissement d'un Collège laïque sur d'excellentes bases fournies par M. l'inspecteur d'académie".

L'établissement disparu n'aurait pu "remplir le but que la ville se propose qui est d'arriver à de meilleures études plus en rapport avec les besoins de l'époque".

On désirait un enseignement spécial à l'usage des futurs industriels, agriculteurs ou commerçants selon la loi que Victor Duruy avait fait voter en 1865. Les plus anciens du "Cercle des Elèves et Professeurs Retrouvés" se rappellent avoir vu des vestiges d'ateliers dans le bâtiment qui jouxtait la courette inférieure au temps où la cour d'honneur s'arrêtait au niveau des restes du cloître.

Anoter que, cohérent dans sa démarche, le conseil municipal avait refusé une subvention demandée par le conseil presbytéral pour la construction d'une école protestante à Privas.

Le 21 Août 1872, M. Bourret, maire de Privas, recevait du nouveau Principal, M. Pujol-Monsales, une lettre où il annonçait son arrivée et déclarait : "J'ai besoin de votre puissant concours pour faire le bien dans un pays où je suis inconnu."

Ainsi naissait le bahut à taille humaine que nous avons connu, où les rapports entre condisciples et souvent avec les professeurs étaient chaleureux, un établissement qui a formé nombre d'hommes et de femmes appelés à des tâches diverses dans la région ou ailleurs, en France et à l'étranger...

 

M. D.

 

 

(1) Le Bahut gardera toujours, du moins pour sa "population" externe, une certaine image bourgeoise (les manuels scolaires n'étaient pas gratuits...) jusqu'à sa fermeture en 1968 qui coïncida avec les événements que l'on connaît...

 

Les Filles après avoir longé les classes primaires devaient monter par là...

 

Les élèves allaient ensuite dans le vieux couloir d'alors où, par des fenêtres vétustes, ils pouvaient admirer la verdure de Ternis, avant d'entrer au "11"de monsieur Oisel ou au "13" de monsieur Lacroux...

 

Ce piano attend que vous l'ouvriez ou que vous cliquiez dessus ...

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

                                                                                 

 

 

 

 

        

                               La cour intérieure

 

                          

Le préau avec ses arches d'origine où tant de "frères" vinrent

bavarder..., et qui plus tard servi d'abri aux filles pendant les

récréations pluvieuses...

 

 

Le matin, les Filles s'alignaient à gauche de la porte, les Garçons à droite...

Elles entraient les premières...

 

A gauche était la salle d'études...

Maintenant salle Albin Mazon.

 

Les garçons pour aller aux étages prenaient cet escalier qui mène à la salle de musique tout en haut…

N’entendez vous pas le violon de Monsieur Devoivre ?

 

pour arriver dans le couloir de la classe de "Fonfon"...

 

Au sommet de l'escalier elles allaient, soit dans le couloir de "Fonfon" ou vers les classes 11 ou 13.... de nos jours l'espace est occupé par de très grands et beaux dessins...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'entrait pas n'importe quel enfant au Collège. Le coût pour un interne était de quelque 500 francs par an, somme considérable pour l'époque et qui excluait une grande partie de la jeunesse (1).

Le collégien avait un uniforme. En 1836, le nombre des élèves était de 136 dont 70 pensionnaires ; un siècle plus tard ce dernier chiffre n'avait pas varié sensiblement. Et le collège continuait à vivre sa vie avec son lot de succès, d'incidents.

Quelques hommes célèbres ont fréquenté l'établissement, dont Mazon qui a attaché son nom à l'histoire de Privas.

Cependant les difficultés financières s'accumulent pour le Collège basilien. Le conseil municipal par un vote à bulletins secrets refuse une nouvelle subvention le 7 novembre 1871.

L'abbé Soulerin, directeur du Collège, propose alors de ne conserver que l'externat, proposition rejetée.

Le 13 décembre 1871, le conseil municipal déclare que la grande majorité de la population souhaite disposer d'un établissement laïque et avance "un projet de budget pour l'établissement d'un Collège laïque sur d'excellentes bases fournies par M. l'inspecteur d'académie".

L'établissement disparu n'aurait pu "remplir le but que la ville se propose qui est d'arriver à de meilleures études plus en rapport avec les besoins de l'époque".

On désirait un enseignement spécial à l'usage des futurs industriels, agriculteurs ou commerçants selon la loi que Victor Duruy avait fait voter en 1865. Les plus anciens du "Cercle des Elèves et Professeurs Retrouvés" se rappellent avoir vu des vestiges d'ateliers dans le bâtiment qui jouxtait la courette inférieure au temps où la cour d'honneur s'arrêtait au niveau des restes du cloître.

Anoter que, cohérent dans sa démarche, le conseil municipal avait refusé une subvention demandée par le conseil presbytéral pour la construction d'une école protestante à Privas.

Le 21 Août 1872, M. Bourret, maire de Privas, recevait du nouveau Principal, M. Pujol-Monsales, une lettre où il annonçait son arrivée et déclarait : "J'ai besoin de votre puissant concours pour faire le bien dans un pays où je suis inconnu."

Ainsi naissait le bahut à taille humaine que nous avons connu, où les rapports entre condisciples et souvent avec les professeurs étaient chaleureux, un établissement qui a formé nombre d'hommes et de femmes appelés à des tâches diverses dans la région ou ailleurs, en France et à l'étranger...

 

M. D.

 

 

(1) Le Bahut gardera toujours, du moins pour sa "population" externe, une certaine image bourgeoise (les manuels scolaires n'étaient pas gratuits...) jusqu'à sa fermeture en 1968 qui coïncida avec les événements que l'on connaît...

 

Les Filles après avoir longé les classes primaires devaient monter par là...

 

Les élèves allaient ensuite dans le vieux couloir d'alors où, par des fenêtres vétustes, ils pouvaient admirer la verdure de Ternis, avant d'entrer au "11"de monsieur Oisel ou au "13" de monsieur Lacroux...

 

Ce piano attend que vous l'ouvriez ou que vous cliquiez dessus ...