7 septembre 1940

Le Blitz : Londres sous les bombes

 

 

Le 7 septembre 1940, suite à l'échec des attaques aériennes contre l'Angleterre, Hitler inaugure une nouvelle tactique destinée à abattre le moral de l'ennemi : 364 bombardiers allemands, escortés par 515 chasseurs, bombardent Londres de 17h à 4h30 du matin. 

La première attaque cause 430 morts, surtout dans les quartiers populaires de l'East End. C'est le début de ce que les Allemands appellent du nom de code « Blitz » (« Éclair » en allemand). Londres va être bombardée 57 nuits de suite avant que le brouillard n'offre un bref répit aux habitants...

Les docks de Londres après une attaque allemande en septembre 1940;

Le Blitz frappe les civils, nouvelles cibles

Du 15 septembre au 10 mai 1941, pour échapper à la défense anglaise, les bombardiers allemands interviennent systématiquement de nuit, par vagues de 150 à 200 appareils à chaque fois.

Le palais de Buckingham n'échappe pas aux bombes, au grand soulagement des dirigeants anglais et de la famille royale elle-même, qui se félicitent que la terreur soit partagée entre les citoyens nantis et les humbles.

À partir du 15 octobre, les bombardements allemands s'étendent à toutes les grandes villes britanniques et aux grands centres de production (un raid italien, le 11 novembre, s'achève sur un désastre).

Le plus violent frappe Coventry dans la nuit du 14 au 15 novembre. Trois vagues de bombardiers  réduisent la ville à l'état de cendres, causant près de 600 morts : un premier raid largue des bombes incendiaires, les suivants des charges explosives. La cathédrale elle-même n'est plus qu'un amas de décombres. 

Sur un total de 450 appareils engagés, les Allemands n'en perdent qu'un seul du fait de la faiblesse de la DCA. La propagande allemande invente pour l'occasion le néologisme « coventryser » pour exprimer l'idée d'une destruction totale.

Le palais de Buckingham n'échappe pas aux bombes, au grand soulagement des dirigeants anglais et de la famille royale elle-même, qui se félicitent que la terreur soit équitablement partagée entre les citoyens nantis et les humbles.

Les bombardements font un total de 50.000 morts chez les civils. Ils s'arrêtent enfin lorsque Hitler, constatant l'invincibilité anglaise, retourne ses armes contre les Européens de l'Est et les Soviétiques.

 

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