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fleur-5.jpg            Hélène TerrisseF1

             La dame des Allevards à Antraigues

                               

 

Bono

                    
 

                                                        Helene t

 

                                                    photo Jean de Volane  

 

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Le texte ci - dessous , originalement dactylographié par Jean de Volane , a été rédigé par Madame Hélène Terrisse au moment du départ de son ami Jean Ferrat .

 

              A Jean Ferrat

 

Le roc immuable d'Antraigues vacille

Son aigle rebelle est parti à jamais

Dans le mitan du lit de la Maselande esseulée

Jean, l'eau n'a plus le babil que tu chérissais...

                    Jean tu n'es plus là ...

 

Tu es venu , voilà longtemps , dans cette belle Ardéche ,

Fuyant la foule , les honneurs , les galas , la vie citadine si dure ,

Epris de liberté , d'amitié , de Paix , d'authenticité , de calme ,

Je me souviens de Toi , si semblable à une sculture de Rude...

                   Jean nous t'aimions...

 

 Chacun te chérissais ici , comme un ami , un frére ,

 Tu t'es investi pour le village , tu étais toujours présent , et là ,

 Pour les fêtes , les réunions , en laique , en ami , en père ,

 Attentif à l'école , à la commune , aux habitants , à tous les alèas,

                   Jean nous t'écoutions ...

 

 La route du Mas , sauvage et belle , fut ton dernier chemin ,

 Bercée encore de tes chansons , si vraies pour notre Ardèche ,

 La bruyère mauve , le genét d'or , la violette , fleurissent sans fin ,

 Depuis ce 14 Mars funeste , où le soleil nous parut si rêche ...

                  Jean , nous pensons à Toi ...

 

 Nos chemins furent les mêmes , à la Mairie , aux fêtes ,

 Faits d'entente partagée , de convictions , de projets , de désirs ,

 Même si tu me refusas , une année , les gitans souhaités , les Manouches du Sud ,

 Et mes regrets sont de t'avoir injustement traité de " raciste " ...

                      Jean , mon coeur se fend ...

 

 En cette Ardèche de Soleil , de vent , de châtaigniers séculaires ,

 Tu restes une force , un sourire , un modèle , un pétale de ciel ,

 Tes chansons eternelles , ta voix au timbre chaud et unique ,

 Seront à jamais notre bible , notre bréviaire , notre livre de miel .

                      Jean , tu es là et nous t'aimons ...

 

                                                   Hélène Terrisse

                                                   ( 22 Juin 2010 )

                                                                                            

  Le

 

 

HOMMAGE A HELENE TERRISSE

 

 

 

Par Bernard Ranchon Bernard ranchon ancien maire d'Antraigues lors des obséques d'Hélène .

 

 

 

                                        HOMMAGE A HELENE TERRISSE

 

 

Michel Teston, retenu ce jour au Sénat tient à se joindre à moi pour l’hommage que je vais m’efforcer de rendre à Hélène Terrisse, décédée à presque 90 ans dans sa maison des Allevards. Hommage à une dame qui a tellement compté, tellement œuvré pour la renommée de son village d’adoption :Antraigues.

Pour ses engagements,son rôle de correspondante de presse pendant plus de trente années auprès du Dauphiné Libéré,Hélène mérite notre reconnaissance au même titre que Jean Saussac, Jean Ferrat ou Hélène Baissade « deux Jean, deux Hélène ».

Hélène Terrisse a été la voix, la plume de ce village et rien ne s’est passé ici sans qu’elle n’en rendit compte et ce, avec pertinence et talent.

 

Hélène Bompard est née le 6 février 1924 dans le village d’EgliersEgliers dans le Queyras dans la salle de classe où exerçaient ses parents.Son père disait d’elle qu’elle était née dans un encrier, justifiant ainsi son goût pour l’écriture. Fille et petite fille d’instituteurs, il lui fut bien difficile d’échapper à un destin qui la conduirait, à son tour, à devenir enseignante.

Ses origines familliales dont elle était fière, se situent dans le village d’altitude de Névache dans la vallée de la Clarée, près de Briançon, un endroit d’une beauté majestueuse.

Après des études au lycée d’Embrun, elle a fréquenté l’Ecole Normale de Tournon et, en 1946 fut nommée pour son premier poste dans un petit hameau de la commune d’ Antraigues : Le Fraisse.

Conditions d’existence spartiates : pas d’eau, pas de toilettes à l’intérieur et tous les jours un trajet de 3 kilomètres à pieds depuis le village d’Antraigues où elle résidait.C’est alors qu’elle a connu Gégé, qu’elle épousa en 1947. Voyage de noce en Haute –Loire Qui s’est terminé à pieds dans un chemin de campagne,et la rumeur dit que c’est là, bien à l’abri des genêts en fleurs, que leur fille Betty fut conçue…

Elle gardait un très bon souvenir de cette époque, sans doute dû à la rencontre de l’amour, sa maternité, mais aussi l’extrème gentillesse des habitants des hameaux. J’ajoute, que les photos d’époque attestent qu’elle était d’une grande beauté.

En 1953 elle obtint un poste au Chambon de LaviolleChambon de laviolle avec des conditions de logement améliorées. Toutefois, au cours de l’hiver 56 elle fut obligée de faire la classe dans sa salle à manger afin de se protéger de la rigueur du climat.

C’est à cette époque que Gégé a commencé son négoce de transport avec un camion des plus capricieux.

Enfin, de 1962 à 1980, elle enseigna au chef-lieu d’Antraigues avec Gilbert Gleizal comme collègue.

Titulaire des Palmes académiques, partout où elle a exercé, elle a laissé le souvenir d’une institutrice de grande qualité, compétente et humaine.

 

En 1965, Jean Saussac lui proposa de le rejoindre sur la liste qu’il conduisait pour les élections municipales. Cette liste était majoritairement communiste. Elle, était ce que l’on pourrait appeler une chrétienne de gauche ; elle accepta. Elle aimait à raconter une anecdote sur le déroulement de ces élections.Hélène expliquait volontiers comment elle avait rendu un service qui s’est avéré déterminant pour le sort du futur maire qui n’avait pas été élu au premier tour pour quelques voix :

Comme on estimait que les voix manquantes étaient celles des électeurs du Fraisse et de Cupiat ,elle fut chargée de convaincre les habitants de ce quartier en raison de la notoriété et l’estime dont jouissait l’ancienne institutrice du Fraisse. Le charme opéra et Jean Saussac fut élu pour le plus grand bénéfice de notre commune.

Elle s’impliqua énormément dans son rôle de conseillère municipale notamment en devenant correspondante de presse.C’est aussi au cours de cette période qu’elle créa le syndicat d’initiative cantonal dont elle devint la présidente. C’est dans ce cadre qu’elle créa aussi les marchés à la brocante du lundi de Pâques et du 15 août qui se tiennent toujours à l’heure actuelle.

Hélène était aussi une passionnée d’histoire, de celle de notre village en particulier, et plus précisément du comte d’Antraigues, Emmanuel Delaunay, personnage un brin fantasque, d’abord séduit par les idées des Lumières et de la Révolution puis, retournant sa veste et intrigant pour le compte des nobles émigrés, et dont la vie se termina dans les faubourgs de Londres, assassiné par son valet.

Hélène a passé beaucoup de temps aux archives départementales et, alors que j’étais maire, elle a trié et classé toutes les archives de la commune.

Vous le voyez bien la vie d’Hélène Terrisse a été marquée par une longue et profonde passion pour ce village d’Antraigues qui lui doit bien aujourd’hui une reconnaissance à la hauteur de son implication et de ses talents !

 

Hélène nous laissera aussi le souvenir de sa passion déraisonnable pour les animaux et les chats, plus particulièrement. A l’heure de la retraite, dans sa maison des Allevards, aux palets, ou dans le village, elle distribuait sans compter la nourriture à ses protégés.

Passion enfin pour la boule lyonnaise à travers son mari Gégé, grand champion qui, du printemps jusqu’à la fin de l’été, tous les dimanches s’en allait disputer des concours parfois fort loin. Elle l’accompagnait souvent profitant de l’occasion pour visiter villes et villages, rejoignant les jeux en fin de journée quand Gégé disputait les parties finales. Au restaurant, c’était aussi Gégé qui assurait le spectacle, se levant pour chanter son répertoire de chansons ; Hélène faisant fonction de souffleur quand la mémoire était défaillante.

 

Hélène a vécu près de 90 ans d’une longue et belle vie faite de nombreuses passions, le plus souvent au service des gens, dans son métier comme dans sa vie publique. Une vie riche de rencontres de qualité : Jean Ferrat, bien sûr, et bien d'autres dont Lino Ventura , l’idole de Gégé , amateur de westerns et de films d’action. Rencontres avec tout ce que La France et l’Italie comptaient de grands champions boulistes.

 

Merci au nom de tous, Hélène. Nous avons le devoir de garder ta mémoire vivante , conserver et exploiter la somme considérable de tes archives et de tes écrits. Personnellement, je m’y engage.

 

 

ue que Gégé a commencé son négoce de transport avec un camion des plus capricieux.

Enfin,de 1962 à 1980, elle enseigna au chef-lieu d’Antraigues avec Gilbert Gleizal comme collègue.

Titulaire des Palmes académiques, partout où elle a exercé, elle a laissé le souvenir d’une institutrice de grande qualité, compétente et humaine.

 

En 1965, Jean Saussac lui proposa de le rejoindre sur la liste qu’il conduisait pour les élections municipales.La liste était majoritairement communiste, elle était ce que l’on pourrait appeler un chrétienne de gauche, elle accepta.Elle aimait à raconter une anecdote sur le déroulement de ces élections.Elle expliquait comment elle avait rendu un service qui s’est avéré déterminant pour le sort du futur maire qui n’avait pas été élu au premier tour pour quelques voix.Comme on estimait que les voix manquantes étaient celles des électeurs du Fraisse et de Cupiat elle fut chargée de convaincre les habitants de ce quartie en raison de la notoriété et l’estime dont jouissait l’ancienne institutrice du Fraisse. Le charme opéra et Jean Saussac fut élu pour le plus grand bénéfice de notre commune.

Elle s’impliqua énormément dans son rôle de conseillère municipale notamment en devenant correspondante de presse.C’estaussi au cours de cette période qu’elle créa le syndicat d’initiative cantonal dont elle devint la présidente.C’est dans ce cadre qu’elle créa aussi les marchés à la broquante du lundi de Pâques et du 15 août qui se tiennent toujours à l’heure actuelle.

Hélène était aussi une passionnée d’histoire, de celle de notre village en particulier, et plus précisément du conte d’Antraigues, Emmanuel Delaunay, personnage un brin fantasque, d’abord séduit par les idées des Lumières et de la révolution puis retournant sa veste et intrigant pour le compte des nobles émigrés et dont la vie se termina dans les faubourgs de Londres, assassiné par son valet.

Hélène a passé beaucoup de temps aux archives départementales et, alors que j’étais maire, elle a trié et classé toutes les archives de la commune.

Vous le voyez bien la vie d’Hélène Terrisse a été marquée par une longue et profonde passion pour ce village d’Antraigues qui lui doit bien aujourd’hui une reconnaissance à la hauteur de son implication et de ses talents !

 

Hélène nous laissera aussi le souvenir de sa passion déraisonnable pour les animaux et les chats plus particulièrement.A l’heure de la retraite, dans sa maison des Allevards, aux palets,ou dans le village elle distribuait sans compter la nourriture à ses protégés.

Passion enfin pour la boule lyonnaise à travers son mari Gégé, grand champion qui, du printemps jusqu’à la fin de l’été, tous les dimanches s’en allait disputer des concours parfois fort loin.Elle l’accompagnait souvent profitant de l’occasion pour visiter villes et villages, rejoignant les jeux en fin de journée quand Gégé disputait les parties finales.Au restaurant c’était aussi Gégé qui assurait le spectacle se levant pour chanter son répertoire de chansons, Hélène faisant fonction de souffleur quand la mémoire était défaillante.

 

Hélène a vécu près de 90 ans d’une longue et belle vie faite de nombreuses passions, le plus souvent au service des gens, dans son métier comme dans sa vie publique.Une vie riche de rencontres de qualité : Jean Ferrat, Lino Ventura l’idole de Gégé, amateur de westerns et de films d’action.Rencontre avec tout ce que La France et l’Italie comptaient de grands champions de boules.

 

Merci au nom de tous Hélène. Nous avons le devoir de garder ta mémoire vivante à travers la somme considérable de tes archives et de tes écrits. Personnellement, je m’y engage.

 

 

                                  Helene

 

                                                     Photo Jean - Paul Perrier 

                           Hélène reçut avec son copain péruvien Le Cercle des élèves et Professeursretrouvés de Privas un jour de Septembre dans sa maison des Allevards  ...

 

                                                                                                                

                                                                                Jean Saussac

 

 

Jean

 

  Par Madame Hélène Terrisse institutrice de l'Education Nationale , Conseillère municipale déléguée à la Culture ...

 Jean

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