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                                          La Laïcité

 
 
 
 

La laïcité  est le principe de séparation de l'État et de la religion et donc l'impartialité ou la neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses  . Par  extension, la laïcité désigne également le caractère des institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé.

 

 

                                                 La laïcité s'oppose à la reconnaissance d'une religion d'État.

 

 

 

 

 

 

                                                                                         La Charte de la Laïcité à l’Ecole

 

                                                    La Nation confie à l’Ecole la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République.

 

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Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, a présenté la Charte de la Laïcité à l’École le 9 septembre à la Ferté-sous-Jouarre, dans l’académie de Créteil. La vocation de la charte est de rappeler les règles qui permettent de vivre ensemble dans l’espace scolaire et d’aider chacun à comprendre le sens de ces règles, à se les approprier et à les respecter.

                                                                           

Vous trouverez ci-dessous le discours de M. Vincent Peillon et en pièce jointe la Charte de la Laïcité à l’Ecole, qui sera affichée dans l’établissement.

 

"Refonder l’École de la République, c’est lui redonner toute sa place dans la transmission du bien commun et des règles, principes et valeurs qui le fondent. Parce que la République porte une exigence de raison et de justice, il revient à l’École française de contribuer à bâtir du commun, de l’égalité, de la liberté et de la fraternité. Il s’agit d’accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen sans blesser aucune conscience : c’est l’essence même de la laïcité.

La vocation de la charte affichée dans nos écoles, nos collèges, nos lycées, est non seulement de rappeler les règles qui nous permettent de vivre ensemble dans l’espace scolaire, mais surtout d’aider chacun à comprendre le sens de ces règles, à se les approprier et à les respecter La laïcité de l’École n’est pas une entrave à la liberté, mais la condition de sa réalisation. Elle n’est jamais dirigée contre les individus ni contre leur conscience, mais elle garantit l’égalité de traitement de tous les élèves et l’égale dignité de tous les citoyens. Refusant toutes les intolérances et toutes les exclusions, elle est le fondement du respect mutuel et de la fraternité. C’est le rôle de chacun d’entre nous et c’est la mission de l’École républicaine, de faire partager ces valeurs qui nous élèvent et nous rassemblent."

Vincent Peillon

 

 

 

 

 

                               Les hussards noirs de la République

 

 

A l'occasion de l'étude de l'enracinement de la République en France à la fin du XIXe siècle, il est intéressant de revenir sur le rôle de l'école dans la formation du petit citoyen français, grâce à ceux qui furent surnommés par Charles Péguy, les hussards noirs de la République, dans un article en 1913. Et voici l'écrivain qui nous livre une description émue de ces héros ordinaires, dans le contexte des lois Ferry du début des années 1880 : "De tout ce peuple les meilleurs étaient peut-être encore ces bons citoyens qu’étaient nos instituteurs. Il est vrai que ce n’était point pour nous des instituteurs, ou à peine. C’étaient des maîtres d’école. (...) Parlons bien : ils venaient nous faire la classe. Ils étaient comme les jeunes Bara de la République. Ils étaient toujours prêts à crier Vive la République ! – Vive la nation, on sentait qu’ils l’eussent crié jusque sous le sabre prussien. (...) Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs. Sveltes ; sévères ; sanglés. Sérieux, et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence." 

Pour former ce personnel laïc, on eut recours aux écoles normales de garçons (pour les instituteurs) ou de filles (pour les institutrices), qui furent un maillon essentiel dans la prise en mains de l'enseignement par la République. Pour répondre à une question qui m'a été posée cet après midi, l'expression "école normale" ne vient pas de la IIIe République mais de la période napoléonienne où on avait créé ce type d'école pour former des maîtres. Mais jusqu'aux années 1880, l'éducation était surtout une mission dévolue aux religieux, les jésuites en particulier. 

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ne très célèbre photographie d'un hussard noir entouré par ses élèves autour du tableau noir où figure une merveilleuse leçon d'instruction morale et civique. 

Ecole publique

 

 

Il y a une quinzaine d'années, j'avais récupéré aux Archives départementales de la Loire, une excellente publication signée Paul Beaujard, sur L'établissement du certificat d'études primaires dans le département de la Loire (1876-1886). Le certificat d'études était l'examen qui couronnait la fin des études primaires. Le nombre de candidats le présentant avait progressé sur cette dizaine d'années mais son obtention n'était pas forcément chose aisée, la République ne bradant pas ses examens ! Ainsi, en 1886, le canton où la réussite fut la plus grande, fut celui de Chazelles sur Lyon, où 92% des élèves décrochèrent l'examen, mais les résultats furent beaucoup moins glorieux à Saint Bonnet le Château (36% de reçus) et à Roanne (34% !). Quant à l'âge des candidats, il était très variable, en 1886, à Saint Etienne, l'âge variait de 11 ans... jusqu'à plus de 16 ans !

Mais, au-delà des résultats, c'est surtout l'esprit de l'école républicaine que les archives des années 1880 permettent de retrouver. Il en va notamment des sujets d'examen de ce fameux certificat d'études, particulièrement instructifs. 

Sujets de rédaction pour l'année 1886 : 

"On se prépare à célébrer en France le centenaire de 1789. Expliquez, dans une lettre, pourquoi il est juste de préparer une grande fête nationale en l'honneur de cette année." (notes : en dictant le texte, on pourra expliquer aux élèves le sens du mot centenaire). 

"Dites comment un jeune garçon se conduit : 1°/ à l'école, 2°/dans les rues, 3°/ à la maison". 

 

Sujets d'arithmétique pour l'année 1878 : 

"La balle du fusil Chassepot pèse 25 grammes. Combien en fabriquerait-on avec trois quintaux de plomb, si l'on admet que le déchet résultant de la fonte du plomb soit de 3% ?"

"Pour ensemencer un hectare de terre, il faut environ 150 litres de blé. Calculer d'après cela le prix de l'ensemencement de 9 hectares en supposant le prix du blé de semence égale à 25 fr.40 l'hectolitre."

 

 

  1. A la fête du Sous des Ecoles

 

 

 

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Un groupe d'Elèves du Cours Complémentaire devant le stand de tir aux flèchettes dans la cours du Collège Moderne .

 

 

School france

                                       

 

                                           L’histoire de l’école

 

                                                              L’école à travers les âges...

 

 

 

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Contrairement à la croyance populaire qui voudrait que Charlemagne ait inventé l’école, dès la plus haute antiquité, il y a eu des écoles publiques annexées aux sanctuaires religieux, mais c’est lui qui a donné à l’école toute son importance en mettant ensemble les enfants des nobles et les enfants des pauvres destinés à l’étude et à l’église.

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L’Eglise, au Moyen Age, joue un rôle primordial, rôle qui va perdurer pendant un millénaire. Elle se trouve toutes les raisons du monde de s’arroger le droit d’instruire la jeunesse .

 

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Après le Concile de Trente (1563) certaines municipalités obligent les religieux à entretenir des petites écoles municipales et publiques subventionnées par les paroisses. Au 18ème siècle, Jean Baptiste de la Salle réussit à développer un important réseau d’écoles primaires chrétiennes. A la veille de la Révolution, les cahiers de doléances ne consacrent qu’une faible attention à l’école et le problème scolaire va préoccuper les Etats Généraux. Chaque assemblée révolutionnaire présente des plans d’éducation nationale.

 

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L’éducation primaire passe sous la responsabilité de l’état : tous les enfants y sont inscrits, même les filles.

Talleyrand demande déjà que l’école accueille gratuitement les enfants de 13 à 16 ans. La laïcité est formulée avec force par Condorcet mais l’Etat n’ose pas imposer l’obligation scolaire, source de difficultés pour les familles pauvres, à cause du manque à gagner. Sous le Consulat et l’Empire, c’est le renouveau des écoles privées et le déclin des écoles publiques. L’instruction religieuse est renforcée et c’est le début d’une guerre scolaire qui va durer deux siècles. A partir de 1828, l’instruction publique est séparée du Ministère des affaires écclésiastiques. Elle est dirigée par un ministre sécrétaire d’état..

Sous la monarchie de juillet, le ministre Guizot fait voter une loi qui prévoit une école par commune de plus de 500 habitants, mais il encourage toujours l’enseignement par les religieux, n’appelle pas à l’obligation scolaire et renonce au principe de gratuité.

En 1850, d’après la loi Falloux, l’instituteur doit assurer les prières quotidiennes, faire apprendre le catéchisme. Grâce à Victor Duruy, une école de filles est créée dans toutes les communes de plus de 500 habitants mais il se heurte aux puissances catholiques et la priorité demeure à l’éducation religieuse.

 

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Après la guerre de 1870, l’Etat comprend enfin, sous l’impulsion de Jules Ferry, que l’éducation des écoliers lui incombe entièrement. Jules Ferry est né en1832 à St Dié. Avocat, député, il sera 5 fois ministre de l’instruction publique et Premier Ministre. Il transforme l’instruction en éducation : il veut que l’école soit accessible et imposée à tous les enfants et propose les lois fondamentales signées par Jules Grévy, Président de la République et Jules Ferry.

 

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L’école sera « GRATUITE » ( loi du 16 juin 1881 ; par voie de conséquence, elle sera obligatoire ( de 6 à 13 ans). Nul ne peut être heurté dans sa conscience par ce que dira le maître, aussi l’école sera aussi « LAÏQUE » (loi du 28 mars 1882). Cette loi retire aux autorités religieuses le droit de contrôle et l’enseignement religieux sera dispensé en dehors des heures de classe.

Toutes ces réformes se sont faites dans la douleur. L’Eglise réagit et entend s’opposer aux principes de Jules Ferry. Elle s’allie à la droite la plus traditionnelle et les laïcs passent de la neutralité à l’athéisme. C’est la guerre sans pitié, particulièrement âpre dans les régions de l’Est, du Centre et surtout de l’ouest où l’on oppose« l’école de Dieu » à « l’école du diable ». Dans certaines communes des parents inscrivant leurs enfants dans une école publique peuvent être privés de sacrements par le curé de leur paroisse. Les lois de 1904 suppriment l’enseignement confessionnel et en décembre 1905 est officialisée la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Sous l’occupation, les congrégations religieuses retrouvent le droit d’enseigner et les écoles privées sont subventionnées

Le 28 septembre 1951, la loi Barangé accorde bourses et subventions à l’enseignement privé mais la grève de 90% des instituteurs ne rencontre guère d’échos dans le pays. Le 31 décembre 1959, la loi Debré décide des possibilités de contrats entre l’Etat et les établissements privés par la prise en charge de tout ou partie des rémunérations des maîtres. En 1984, le ministre Savary tente de fondre le privé dans le public mais après une manifestation regroupant plus d’un million de personnes, le projet est retiré. Actuellement les seules écoles catholiques représentent la presque totalité de l’enseignement privé surtout implanté dans le Nord et dans l’Ouest. Les programmes sont identiques à ceux des écoles laïques mais leurs méthodes restent souvent beaucoup plus traditionnelles ce qui rassure un certain nombre de parents.

 

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Par Arlette Jaulin

 
 

 

 

 

                                                         

 

                

 

 

 

 

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