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  Le Cours Complémentaire ,

 

                                       notre " CC  ".

 

 

                                           

                                             Collection Monsieur Conte .

 

                                                                                           Texte clignotant

 

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Photo collection Monique Malleval

On a oublié les cours complémentaires. Le légendaire républicain s'est focalisé sur l'école primaire de Jules Ferry. L'école du peuple se complétait pourtant, après le certificat d'études, par un enseignement primaire supérieur dont les écoles primaires supérieurs déjà prévues par la loi Guizot (1833), constituaient la forme achevée. Ces écoles primaires supérieures, très sélectives, refusaient dans les années 1930 plus d'élèves qu'elles n'en acceptaient. Elles assuraient quatre années de formation après le certificat d'études et conduisaient au brevet. Leurs élèves trouvaient facilement des places de commis aux écritures, de comptable, et même, pour les filles, d'institutrice.
Les cours complémentaires étaient, pour citer le décret et l'arrêté du 18 août 1920, des établissements intermédiaires entre l'école primaire et l'école primaire supérieure. Leurs maîtres étaient moins qualifiés : c'étaient les meilleurs des instituteurs, tandis que ceux des écoles primaires supérieures étaient recrutés par un concours spécifique. L'enseignement lui-même était analogue, mais plus court, deux années en principe, portées cependant à trois ou quatre " pour ceux qui se destinent à des fonctions administratives et notamment à la carrière d'enseignement". de même niveau que le premier cycle du second degré, le primaire supérieur avait exactement les mêmes programmes depuis une décision prise en 1937 par le Ministre du Front Populaire, Jean Zay. La différence était si faible que Vichy put intégrer les écoles primaires supérieures dans le second degré en les transformant en collèges modernes.
Où était donc l'originalité du primaire supérieur ? Elle résidait d'abord dans un corps enseignant fortement marqué par son idéologie et sa coutume pédagogique. Ces maîtres n'avaient pas la formation universitaire des professeurs du second degré, qui étaient alors deux fois sur trois des agrégés. Leur style d'enseignement plus familier, plus proche des élèves, moins magistral, entraînait un contrôle plus personnel d'un travail plus encadré, des exercices moins ambitieux en apparence, mais gradués avec un soin attentif. l'horaire était plus lourd que dans les classes équivalentes des lycées ; trente heures par semaine contre vingt-cinq environ. Cet enseignement, dont la clientèle était modeste, était le lieu d'une promotion sociale ; leurs enseignants en avaient pleinement conscience. Mieux : ils en faisaient leur mission et leur fierté.
Sa seconde originalité tenait à sa souplesse : il "collait" littéralement aux besoins de sa clientèle. Cette souplesse était encore plus grande dans les cours complémentaires, car ils relevaient de l'inspection académique et non du ministère, qui ne les connaissait pas toujours tous. Ils pouvaient créer facilement, voire supprimer si le recrutement tarissait, des sections professionnelles où  les élèves recevaient, en même temps qu'un enseignement général large, la formation de base nécessaire pour trouver un emploi dès leur sortie. Ils pouvaient aussi ouvrir des sections de préapprentissage pour les élèves faibles, ou des cours d'adultes financés à faible coût par la municipalité. Dans un système éducatif qu'on croit à tort d'une uniformité jacobine, ces établissements décentralisés manifestaient une très grande adaptabilité [...]
Antoine Prost historien, agrégé d'histoire, professeur honoraire à l'Université de Paris X (chargé de mission auprès de Michel Rocard à Matignon, a dressé en 2001 un bilan au vitriol sur les recherches en éducation...

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                             A André Dussargues notre Directeur

 

                                                                          Hommage de son élève Alain Loyrion

 

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          Collection Max Bon
 
 
 
                                                    Dans la cour du CC devant le préau en 1949
 
 
 
 
 
  

 

 

                                                                Le " CC "

 

Texte écrit par un ancien élève en 2005...

 

La cour de récréation était fermée. Côté ouest par un vaste préau paré de cinq

arches élancées; côté est par un jardin potager à l'avantage du directeur ; côté

nord par un haut mur aveugle contre lequel s'appuyaient les commodités avec

leur "cabinet" à haute porte réservé aux instituteurs. La cour était plantée de

six platanes.

 Photo : Archives Louis Conte .                         

   

 

La cour du cours complémentaire qui pendant plus de soixante ans n'a pas changé...

sur le balcon, à gauche la fenêtre du bureau du directeur....

Comme dans un film de Julien Duvivier nous voyons jouer les élèves... à la brouette, au cheval, aux billes, à la ronde...

 Monsieur Louis Conte veille sur eux.

 

 

 

 

 

 

En novembre 1837, la municipalité achète un terrain de 1800 mètres

carrés situé entre la Rotonde du jeu de mail et le Champ de Mars.

C'est sur cette aire que sont édifiées de 1837 à 1840, les écoles

primaires et leur asile (accueil des élèves extérieurs à la ville même).

Dans ces bâtiments, agrandis par la suite, est installé le Cours

Complémentaire de garçons, dont la direction est confiée au

directeur de l'école communale.

L'établissement, dont la mission est la préparation des élèves

au brevet élémentaire et à l'examen d'entrée à l'Ecole Normale,

ouvre ses classes en février 1911.

 

Dans les années 40/50 l'établissement comprenait, au

rez-de-chaussée : une classe préparatoire (Mme Charras),

une classe de 1re et 2e division (Mme Pontal), une classe

dite "du certificat d'études (M. Conte dit "le papé") et la

classe de sixième. A l'étage, au dessus du préau, les classes

de 5e, 4e et 3e auxquelles on accédait par un balcon

(par la suite, en 1955, la sixième et la cinquième s'installèrent

dans un"préfabriqué").

Parmi les professeurs de cette époque on se souviendra de

MM. Roux dit "Harold", Césard, Gaillard, Margirier dit "le mam"

, Charras dit "Béquillou", Mlle Mac Nab, Fredon...

 

Tous les élèves se retrouvaient dans la cour, aux quarts d'heures

des récréations. Suivant les âges et la saison, ils jouaient aux

billes (castelous, foot, pot, la dix...), à l'ours, ou à la saint papa...

Ceux de troisième plus sérieux que leurs camarades des"classes

inférieures", faisaient quelque peu bande a part : ils construisaient

déjà le monde...

 

Les deux grands moments de l'établissement étaient le certificat

d'études primaires et le BEPC. Le concours d'entrée à l'école normale

se préparait après l'obtention du brevet en "troisième spéciale"....

 

Pendant et après la guerre, tout l'établissement se mobilisait pour

vendre dans le public, billets de tombola au profit du "sou des écoles"

ou timbres "antituberculeux". Une véritable émulation s'installait parmi

les enfants ; c'était à celui qui se classerait "meilleur vendeur".

 

Dans les années 80 les bâtiments ont été entièrement transformés.

Du grand préau et des classes qu'il supportait ne subsistent aujourd'hui

que les cinq arches en décor. L'ensemble rénové porte le nom d’ "école

René Cassin".

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                   

 

                                                                             

                                      1952
 
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                  Dans la cour du Far West ...
             
 
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                                " Take me home country roads "
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                                                                            Photo collection Jean - Paul Perrier
 
 
 
 
 
 
                                                                                                                                                  

                                     

 

 

 

                                                                    1956

 

                                                        Les Quatrièmes 

 

                              photo collection Jean - Paul Perrier

 
 Ci - dessous , qui sont - ils ?0-two.jpg0-bebert.jpg
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    Fernand Bourret et sa classe
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                          Photo  Coll Fernand Bourret Veyras

 
 
                         
                                                  
 
 
 
 

                                                   1948

 

                                   La " Première " classe

 

                                          

 

                                                                      Archives Jacques Perrier

 

 

 

  

                                                                          1954

 

 

                                                              Les Sixièmes de feu